Pour partir de Sihanoukville, on a pris un shared taxi ; une voiture dans laquelle six personnes s’entassaient à l’arrière et quatre en avant (dont deux sur le siège du conducteur…) On préfère encore voyager sur le toit des autobus !
Comme on est arrivés à Kampot assez tôt dans la journée, on s’est loué des vélos histoire de visiter un peu la ville. C’était une toute petite ville sur le bord du Mékong (un fleuve qui traverse plusieurs pays d’Asie).
Le soir il a fallu faire trois petits restaurants avant qu’on réussisse à se faire servir… Ils ne voient sûrement pas beaucoup de touristes débarquer dans les restos locaux !
Le lendemain, on s’est loué une moto dans l’espoir d’aller visiter une ancienne station balnéaire Française à l’abandon, mais on ne nous a pas laissé passer parce qu’ils organisaient des tours à 30$ la journée. On a donc rebroussé chemin pour aller visiter des grottes.
La première qu’on a visité était un peu décevante, mais on était bien contents d’avoir continué notre chemin jusqu’à la deuxième… Nous avons été guidés par un groupe d’enfants à travers des trous et des tunnels, c’était génial ! Notre principal guide (un des enfants) était vraiment sympa. Il nous a même emmené voir une autre grotte pas trop loin dans laquelle s’élevait un petit temple tout en briques. Il parlait un super bon anglais et nous a même fait signer son guestbook. Une très belle journée !
Comme il n’y avait pas grand chose d’autre à voir autour de Kampot, on est reparti le lendemain pour Phnom Penh. Le seul moyen pour y aller, c’était de prendre un mini bus. Il a fallu attendre trois heures avant qu’il se remplisse pour partir et durant le trajet, on a été témoin d’une engueulade d’une demi-heure entre le chauffeur et certains passagers Cambodgiens… Une drôle d’expérience lorsqu’on y repense !
Durant ce deuxième séjour à Phnom Penh, on a été prendre un bière avec Gabriel Béland qu’on avait rencontré à Bangkok et qui était de passage au Cambodge. On s’est aussi tapé une super bouffe dans un resto géré par une ONG qui apprend aux jeunes de la rue à cuisiner et à être des serveurs hors pairs… Les plats étaient incroyablement bons (ou peut-être étions-nous tellement surpris de goûter des saveurs de chez nous) salades au vinaigre balsamique, nachos, bouchées épinard et fromage…

On en a aussi profité pour visiter quelques ONG, dont CMAC qui s’occupe du déminage au Cambodge. On s’est retrouvés à parler avec le directeur général de l’organisation qui était super content de répondre à nos questions. On a aussi visité un centre de réhabilitation pour les victimes de mines antipersonnelles, mais en fait le centre a élargi ses horizons et traite maintenant toutes sortes de patients et presque pas de victimes de mines. Tant mieux, ça veut dire que le travail de déminage porte fruit et c’est rassurant de savoir que les infrastructures mises en places continueront à être utiles même si les gens qui en bénéficiaient à l’origine sont de moins en moins nombreux.
On en a aussi appris un peu plus sur la misérable vie des chauffeurs de cyclo-pousse. La plupart viennent des campagnes et laissent leur famille derrière lorsque les récoltes sont terminées pour aller dans la capitale afin d'essayer d'arrondir leurs fin de mois. Ils dorment bien souvent en plein air sur le banc du véhicule qu'ils doivent louer à une compagnie... Leurs revenus sont donc très maigres et la plupart tentent maintenant de devenir chauffeurs de moto-taxi, lorsqu'ils parviennent à amasser assez d'argent, car de moins en moins de gens font appel aux cyclo-pousses.

À Phnom Penh on s’était aussi loué une motocyclette pour se déplacer. C’était vraiment pratique et relativement économique jusqu’au jour où les policiers ont décidé de nous faire chier en nous arrêtant pour aucune raison (vraiment aucune !) quatre fois en l’espace de deux heures… Ils avaient décidé de faire la piasse ce jour-là, alors ils avaient installé des barrages partout dans la ville pour arrêter tous ceux qui contrevenaient à la loi et tous les touristes. Le truc c’est que si tu leur donnes de l’argent, ils te laissent passer sans contravention et ça leur fait un gros magot pas déclaré à la fin de la journée… Après la quatrième fois, avec Céliane qui gueulait contre le policier pendant que J-F essayait de régler les choses calmement (c’est le monde à l’envers !) on a ramené la moto et on a pris des tuk-tuk ! On a d’ailleurs fait l’expérience des moto-taxi qui nous transportaient tous les deux derrière le chauffeur, on restera toujours étonnés du nombre de passagers qu’une moto peut embarquer en Asie (Le plus qu’on a vu c’est cinq personnes : deux parents et trois enfants…)
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