Wednesday, February 27, 2008

La chanson des triplettes de Belleville nous a hanté à Kathmandu

La prochaine escale fut Katmandu, la capitale du Népal… On n’avait pas trop envie de se retrouver dans une grande ville, nous redoutions un peu le retour au chaos. Mais, agréable surprise, après Delhi et Kolkatta, Katmandu s’est révélée être une ville très agréable. Polluée, oui, mais avec l’air frais ça paraît moins… Et puis les gens sont beaucoup moins agressants que les Indiens et l’architecture Népalaise et ses boiseries ajoutent définitivement au charme!

Donc arrivé au bus stand on s’est mis à la recherche d’un taxi pour aller sur « freak street ». C’est un coin un peu retiré du ghetto touristique où les guesthouses sont plus abordables. La rue doit sont nom aux nombreux hippies qui ont fait la réputation des touristes dans ce quartier de la ville. En effet, ce sont les locaux qui affublaient les touristes du sobriquet de Freaks. Et depuis ce temps la rue porte ce surnom. Nous y étions très bien installés, il n’y avait pas trop de touristes, pas trop de bars et de marchands qui vous demandent de : Just take a look to my shop. De plus on avait 2 ou 3 restaurant à 5 minutes de marche de l’hôtel qui faisaient de la bouffe vraiment bonne à des prix plus que raisonnables. On avait aussi déniché un petit café bien sympa (Merci Nancy et Éric pour le conseil) où on y faisait des gâteaux vraiment succulents, des crèmes caramel divines, qui l’aurait cru! et des gâteaux au fromage digne de ce nom! Le fait le plus étonnant par rapport à cet endroit c’est qu’il y avait, bien souvent, plus de jeunes népalis que de touristes et tout le monde s’y côtoyait dans une ambiance un peu rétro 70.


C‘est dans la capitale que nous avons décidé de passer Noël. Peu de temps avant Noël, nous avons appris, à notre plus grande joie, que les amis de Céliane nous offraient une chambre de luxe dans un hôtel huppé de Katmandu. Nous avons donc abouti au Courtyard Hotel. Lit douillet avec couverture et couvre lit en plume, toilette et salle de bain privée avec un bain et de l’eau chaude, télévision et câble près d’un divan, Internet wifi gratuit 24h sur 24h. Pour utiliser une expression bien de chez nous, c’était la grosse vie sale!

En plus de cette suite de luxe, nous avons décide de sortir pour le souper et de nous payer un « vrai » souper de Noël. Nous sommes allés nous réserver une table au New Orleans Café où l’on servait, pour l’occasion, de la dinde grillée en plus d’une entrée de nachos (va savoir ce que ça vient faire avec Noël, mais putain que c’était bon!), potage de courges et pour dessert, un petit gâteau aux fruits (vous savez celui qui est presque tout le temps un peu sec). Le tout était dans l’ensemble très convaincant ! Joyeux Noël !


Pour ce qui était du jour de l’an, nous avions prévu le passer à Katmandu aussi, mais après près de 5 jours dans la capitale, l’envie de bouger un peu nous démangeait. Nous avons donc décidé que ce serait au milieu des montagnes que nous passerions le jour de l’an ! Le 27 au matin, les sacs étaient prêts et c’était le grand départ pour la vallée du Langtang.

Tuesday, February 26, 2008

Le sourire du Népal

Après quelques simples formalités et la disparition mystérieuse du sleeping bag de Jean-François dans le trajet de bus, nous avons finalement traversé la frontière de l’Inde pour se rendre au Népal. Nous avons tout de suite pu constater la différence. D’abord, les gens souriaient, et le rickshaw qu’on a dû prendre pour se rendre jusqu’à la station d’autobus nous a fait un super prix sans qu’on ait besoin de marchander… Fait intéressant à noter, les gens qui entre en Inde ont généralement un immense sourire de collé au visage. Ceux qui en sortent, quand à eux, ont l’air plutôt fatigués et un peu exaspérés… mais contents de savoir que le pire est derrière eux!

Nous devions prendre le bus pour Lumbini, la ville où est né le Buddha. Il y avait justement un autobus qui était sur le point de partir et le changeur nous a fait signe de monter sur le toit. Nous y avons rencontré deux autres voyageurs et avons fait une superbe ride, les cheveux au vent et le vent dans la face!

Arrivés à Lumbini, nous avons décidé de louer une chambre avec nos nouveaux amis car les prix étaient un peu élevés compte tenu qu’il y avait un festival dans la ville. Les formalités réglées, on s’est mis en route pour visiter les nombreux temples bouddhistes construits par les communautés bouddhistes de différents pays. Les plus impressionnants furent le temple Tibétain, celui de la Thaïlande (entièrement blanc), et celui du Japon avec son superbe jardin et ses murales colorées.

Plusieurs autres étaient en construction et nous n’avons malheureusement pas pu les visiter.

Lumbini, étant une ville d’à peu près trois rues, nous avons pris le bus le lendemain matin pour se rendre à Tansen, petite ville charmante et pas très touristique. Nous sommes arrivés au milieu de l’après-midi et en avons profité pour visiter la ville. Nous étions estomaqué par l’aspect de la ville qui semble être restée intacte depuis plusieurs siècles. Au moins un endroit où le tourisme n’a pas encore fait trop de ravage. On a passé l’après-midi dans la ville, on a marché un peu partout, dans toutes les directions et après 1h30 ou 2h, ben on avait fait le tour et même qu’on était repassé deux fois à certains endroits. Nous pensions prendre la journée du lendemain pour aller faire une randonnée en forêt, mais quand le soleil fût couché, nous avons réalisé à quel point il commençait à faire froid dans les montagnes avec nos vêtements qui étaient parfaits pour l’Inde mais un tantinet frisquet pour le Népal. Comme il n’y avait pas vraiment de vêtements pour les grandes personnes nourries aux hormones que nous sommes, nous sommes partis le lendemain pour Pokhara.

Le bus que nous devions prendre a décidé pour une raison quelconque de ne pas partir ce matin-là. Nous avons donc pris un petit jeep beaucoup trop rempli jusqu’à la prochaine ville où nous devions arrêter les bus qui passaient par là… Nous avons attendus une bonne demie-heure, peut-être plus, avant qu’un autobus ne finisse par s’arrêter. Il faisait encore noir et nous étions gelés comme des crottes. Comme le bus était évidemment surpeuplé, le changeur nous a donc fait signe de monter sur le toit. Céliane a sorti son sleeping bag et on s’est couvert du mieux qu’on pouvait. Malgré le froid mordant, le paysage était magnifique! Nous pouvions voir, à la lueur du soleil levant, une brume épaisse tapisser les vallées pendant que les montagnes s’élevaient au-dessus des nuages, grandioses.

Le voyage, qui aurait dû prendre quatre heures selon le guide de voyage s’est étendu sur sept heures… C’est parce que toutes les raisons sont bonnes pour s’arrêter. Habituellement, le chauffeur s’arrête une demie heure après le départ : c’est la première pause pipi. Durant toute la longueur du trajet, le bus s’arrêtera non seulement pour embarquer ou débarquer des passagers (quelques fois au 100m près) mais aussi pour aller faire les commissions de madame chose et surtout pour manger un bon dal baht (riz et lentilles) plat national du Népal. Le plus exaspérant, c’est quand il ne reste qu’une petite demie heure de route et que le chauffeur décide d’aller manger!

Nous sommes arrivés complètement congelés, mais en un seul morceau. Pokhara s’est avérée être une ville parfaite pour se la couler douce. Après avoir exercé notre habileté à marchander polars The North Fake, mitaines et tuques (nous avons encore quelques trucs à apprendre pour pouvoir réussir à se faire prendre au sérieux, mais on sens qu’on est sur la voie du succès!) nous en avons profiter pour marcher sans se faire harceler, s’asseoir tranquillement au resto avec vue sur le lac, se balader paisiblement en forêt et prendre des douches bouillantes à l’auberge. On s’est aussi trouvé un endroit où on pouvait déjeuner pour 1$ par personne et c’était la totale : 2 œufs, patates ashbrown, 2 toasts pain brun home made avec miel et confiture, gruau ou muesli et café…. Ah! La grosse vie sale !!

Afin de tester l’efficacité de nos nouveaux vêtement, nous sommes allés faire une petite ballade en montagne (une toute petite montagne, un colline pour les Népalais) au sommet de laquelle se trouve la Peace Pagoda, une immense stupa bouddhiste vouée à la paix universelle… La vue de là-haut était splendide!



Comme le Népal est le pays du plein air et des montagnes, nous n’avons pu résister à l’envie d’expérimenter le parapente. On s’est dit que c’était sûrement plus sécuritaire que de voyager sur le toit des autobus népalais et que la vue qu’on aurait sur les Himalaya en vaudrait la chandelle! Et ma foi, c’était formidable!

Difficile en fait de ne pas profiter de la vue, on se sent tellement en sécurité assis dans le banc moelleux de l’engin! Jeff a eu droit à quelques acrobaties qui lui ont viré le cœur sans dessus dessous… Il a eu un peu le mal de l’air pour le reste de la journée, observant, le teint un peu verdâtre, Céliane qui pour fêter ça s’était offert une bonne bière froide sur une terrasse ensoleillée!


Mine de rien, nous sommes restés environ une semaine à Pokhara et en somme, on n’a pas fait grand-chose à part relaxer… C’est fou comme le temps passe vite lorsqu’on est bien à un endroit!

Nous avons finalement retrouvés nos esprits de voyageurs et avons repris la route vers Bandipur, où avait lieu un autre festival! Arrivés au village, après une ascension plutôt rocambolesque sur un pick-up surchargé (Céliane accrochée à l’arrière une main et un pied dans le vide et J-F avec les deux gros sac à dos ‘Rodéo style’ sur le toit avec pour seul ancrage une corde un peu lousse… oui, un vrai cowboy!) nous avons été accueillis par une foule qui suivait un immense éléphant décoré et une fanfare un peu broche à foin…

Nous avons encore eu du mal à trouver une chambre libre, la seule du village avait quatre lits et on l’a partagée avec une australienne bien sympathique. On a exploré la superbe petite ville située au sommet d’une petite montagne. C’est un village typiquement Népali avec ses maisons en terre cuite ornementées de milles boiseries ornant les fenêtres et les toitures. La zone de festival, quand à elle, n’était en somme qu’un ramassis de kiosques publicitaires pas encore finis même si le festival était déjà commencé… Le soir, on nous a appris que la chambre était réservée pour le lendemain et qu’il faudrait quitter. On a donc décidé de se lever de bonne heure pour aller admirer la vue des Himalayas. Du point de vue qu’on avait, un lit de nuages s’étendait à nos pieds, ne libérant au loin que la chaîne de montagnes blanches. Nul besoin de vous dire que c’était à couper le souffle!

La journée s’est ensuite passée d’un toit d’autobus à un autre pour se rendre jusqu’à Gorkha, une autre toute petite ville en chemin vers Katmandu. Gorkha est une petite ville montagnarde anciennement réputée pour procurer les meilleurs guerriers du Népal. Lorsqu’on dit petite ville, au Népal, on parle de quelques milliers d’habitants seulement et dont on peut faire le tour en seulement quelques heures (contrairement aux petites villes indiennes qui comptaient quelques centaines de milliers d’habitants!) À Gorkha, ce qu’il y avait à voir, c’est le Durbar Square. Au Népal, il y a plein de Durbar Square, alors ne vous étonnez pas si on vous en reparle plus tard! Il nous a d’abord fallu grimper des centaines de marches (1500 selon le guide de voyage et oubliez les raccourcis et les accès pour handicapés…) avant de visiter le Square. Encore une fois, c’est les boiseries qui étaient le plus impressionnantes! Nous avions entendu dire qu’on y effectuait encore de nos jours des sacrifices d’animaux… nous n’en avons toutefois vu aucun malgré la quantité impressionnante d’animaux qui se trouvait là-haut Nous sommes ensuite redescendus par un autre chemin histoire d’explorer un peu les alentours. Une très belle journée!

Saturday, February 23, 2008

Si vous cherchez le sacré en Inde, c'est à Varanasi

Pas besoin de vous dire comme on était contents d’arriver ENFIN! à Varanasi. C’est une ville vraiment superbe. Dans les vieux quartiers de la ville, on marche à travers un labyrinthe de ruelles tortueuses. Et malgré l’étroitesse des rues, les gens s’y installent pour vendre de menus articles, les restaurants y trouvent un racoin pour planquer leur cuisine, et bien évidemment, les motocyclettes, les scooters, les buffles et les vaches sacrées tentent par tous les moyens de se frayer un chemin. Mais tout cela fait partie du charme de la ville !

En fin d’après-midi, nous sommes allés voir de quoi avait l’air ce fleuve si fameux. C’est une sensation assez spéciale de marcher au abord d’un des fleuves les plus vénérés au monde! (et aussi une drôle de petit sentiment qui vous frappe droit au coeur quand à certains moments, l’odeur qui émane du fleuve ressemble à celle d’un dépotoir)


Nous avons aussi passés par le burning gath : l’endroit où les Hindous brûlent les corps des êtres qui leur sont chers après leur mort. Cet endroit est d’une importance capitale pour les hindous car, si on jette vos cendres ou votre cadavre dans le fleuve Gange, vous aurez achevé le cycle des réincarnations. Vous pourrez passer en toute quiétude dans l’au-delà. Encore une fois, c’est avec un drôle de sentiment que nous avons observé les cérémonies. Étonnamment, il n’y a rien de triste, de morbide ou de dégoûtant à cela. Tout s’effectue dans un ordre si complet et les familles Hindous assistant à ces rites funéraires semblent tellement en paix avec la mort. En effet, pour eux, cette cérémonie est un événement très important et plein de joie pour le défunt ou la défunte.


Nous avons pu observer les gens se purifier dans le Gange au coucher et au lever du soleil à bord d’une petite barque en bois.

Lors d’une de ces ballades nous avons eu la « chance » de croiser la route d’un cadavre qui flottait nonchalamment avec, sur ses côtes, un corbeau qui se reposait. Notre guide nous a alors expliqué qu’il y a différentes catégories de personnes que l’on ne peut pas brûler et que l’on doit jeter directement dans le fleuve car elles sont déjà considérées comme étant pures; les sâdhus , les femmes enceintes, les enfants de moins de 14 ans et les gens ayant été mordu par un cobra (symbole du dieu Shiva).

À Varanasi, comme on était à la fin de notre voyage, on a décidé d’aller se taper Bollywood de l’heure : Om Shanti Om mettant en vedette l’acteur indien que tout le monde admire : Shaw Rukh Khan. À noter qu’il était la tête d’affiche de trois autres films qui jouaient dans les cinémas au même moment. Un film qui a duré 3h30 avec entracte. Bon, l’histoire ne révolutionne pas le cinéma, mais le film était quand même pas mal! Céliane a trouvé le jeu de Shaw Rukh Khan délicieux (tout se passe dans ses sourcils, c’est incroyable!)Un film que l’on recommande à tout ceux qui ont envie de rire un bon coup et qui ont un petit penchant pour le kitch!

Ensuite est venu le temps de partir pour la frontière Indo-Népalaise. Un petit trajet de 10h au cours duquel il a fait vachement froid dans un bus super-mega surchargé. Au passage, Jean-François s’est fait voler son sac de couchage qu’il transportait depuis le début spécialement pour le froid climat du Népal.

Thursday, February 21, 2008

Une bonne raison de revenir en Inde...

Un peu avant la fin de la foire aux chameaux de Pushkar, nous avons décidé de partir en direction d’Agra; la ville du Taj Mahal ! À Pushkar, la quantité de touristes devenait inversement proportionnel a la quantité de chameaux, car les gens du désert ayant terminé leurs transactions ils avaient bien hâte de rentrer chez eux.

Vers 5h du matin, nous sommes arrivés à Agra. Il faisait assez froid et nous étions à moitié endormis… Mais les chauffeurs de rickshaws, eux, étaient très alertes et nous ont assailli avant même que nous ayons débarqué du bus… Nous avons paisiblement repoussé le troupeau pour aller quérir nos bagages. Décidément, nous commençons à être pas mal plus relaxes malgré l’univers chaotique qui nous entoure!

Nous avons décidé de partager le rickshaw avec Lindon, que nous avions rencontré dans le bus, pour se rendre à l’hôtel. De la terrasse de notre guesthouse, nous avions une vue splendide du Taj Mahal.

Nous ne sommes pas entrer voir l’intérieur (oui, oui, nous en avons un peu honte maintenant, mais ça nous fait tout de même une bonne raison d'avoir à revenir en Inde un de ces quatres!) car le billet était assez coûteux et disons-le, après le Rajasthan, nous étions un peu saturés de temples et de palais… Nous en sommes venus à penser, par après, que cette décision était peut-être basée sur une sorte de prémonition que nous sortirions fauchés de la ville d’Agra… Nous nous sommes tout de même rendus jusque sur la rive opposée du Taj Mahal pour le coucher du soleil. Franchement, c’était vachement impressionnant !



Nous n’avons passé qu’une seule nuit à Agra car mis à part le Taj, qui est d’une splendeur exceptionnelle, la ville est particulièrement inintéressante. Comme pour notre départ de Pushkar, notre départ d’Agra a été toute une aventure. En voici un petit condensé :

Nous sommes allés à la gare de train pour prendre des billets direction Varanasi. Il y avait une liste de d’attente pour la prochaine semaine sur tous les trains... Nous avons même rencontré un Belge qui attendait depuis trois jours et qui venait encore une fois de se faire rabattre le caquet. Bon, ça commençait un peu mal, mais on avait encore plein d’espoir.

Nous avons décidé d’aller voir dans une agence de voyage car nous savons que les trains fonctionnent sur un principe de quotas. Nous ne savons toujours pas ce qui nous a pris d’accepter d’aller voir l’agence conseillée par le chauffeur de rickshaw… S’il y a des gens à qui on sait qu’on ne doit pas faire confiance en Inde, c’est bien les chauffeurs de rickshaw! L’agent nous a vendu des billets de train, à un prix un peu exorbitant, mais bon, au moins on avait un train! Nous devions revenir à l’agence à dix heures le lendemain pour confirmer que nous partions bel et bien sur ce train.

Arrivés à l’hôtel, on s’est mis à trouver ça louche toute cette histoire, puisqu’à la gare tout était bouqué, comment l’agent va-t-il faire pour trouver des places? Nous savons qu’en Inde, tout est corrompu, alors on s’est dit que peut-être que les agents avaient leurs plogues…

Le lendemain, on a plié bagages et on s’est présentés à l’heure prévue à l’agence… toujours pas de confirmation de place. Pendant que Céliane guette les sacs dans la pièce à côté, Lindon et J-F commencent à s’énerver un peu face au mec de l’agence. Ils lui donnent un deadline jusqu’à midi pour avoir les confirmations de place et les billets, sinon on veut être remboursés. S’en suit encore une argumentation… Pendant le 2h que nous avions à attendre, Lindon et J-F en ont profité pour aller à la station d’autobus.

À midi, toujours pas de billets. On s’est donc re-engueulé avec le type de l’agence pour se faire rembourser. Une heure plus tard, les sacs à dos étaient finalement dans l’autobus, nous n’avions plus qu’à attendre le départ.

Deux heures plus tard, le bus est en route pour Varanasi et le changeur est venu nous voir pour qu’on paie nos billets. Surprise! Nos places ne coûtaient plus 355 roupies mais bien 500 roupies. C’est fou comme en Inde le taux d’inflation grimpe rapidement !! Donc, le mec nous a demandé 2000 roupies pour nos trois billets, oui, oui, vous avez bien lu. Ce mec n’est sûrement pas très calé en maths, car par chez nous 3 X 500 = 1500 et non 2000. Nos trois voyageurs, déjà échaudés par leur avant-midi d’argumentation, étaient prêts au combat. Quand nous lui avons demandé poliment : « What’s your Fu**ing problem ?? », il nous a répondu sans scrupule que les 500 roupies d’extra sont pour « A/C tax ». Il nous parlait depuis le début d’un air extrêmement arrogant… Nous avons levé le ton pour qu’il se sente mal à l’aise devant le reste des gens du bus et nous lui avons dit que c’était très mauvais pour son karma de flouer ainsi les gens… Il a laissé tombé les 500 roupies d’extras, mais nous a tout de même chargé 500 roupies par billet. Il ne nous a plus regardé de tout le trajet.

Finalement, nous étions tout de même en route pour Varanasi, la ville du mythique fleuve Gange. Et notre trajet d’autobus s’est déroulé sans tracas. Le seul petit bémol, le trajet qui devait durer entre 12 et 15 heures en dura 20… (avec deux pauses pipi, sans jamais de toilettes pour les filles, évidement!)