Friday, March 14, 2008

ARRRRRRRGGG!!!!

Nous avions lu et entendu pas mal de choses sur le poste frontalier de Aranya Prathet / Poi Pet (côté Thaïlande / Cambodge). À vrai dire, rien de bien positif… Que des histoires d’horreurs. Le paradis du scam comme on pourrait l’appeler (scam est le terme anglais que l’on traduirait poliment en québécois par : se faire passer un sapin ou, moins poliment, se faire fourrer). Donc on débarque du bus, et on commence par aller dîner avec les estoniens histoire de faire un peu plus connaissance. À noter que nous ne savions pas que l’enfer sur terre pour les voyageurs n’était qu’à seulement 2 ou 3 kilomètres de nous… Voici donc, méthodiquement, tout ce qui s’est produit avant, pendant et après notre entrée au Cambodge.

Donc de la ville aux douanes, nous avons pris un tuk-tuk (version thaïlandaise des rickshaws indiens et népalais). À peine débarqués du petit triporteur, nous sommes assailli par des gens qui nous disent dans un anglais de piètre qualité que nous devons faire faire le visa cambodgien du coté thaïlandais de la frontière. Notre petite bande a un petit doute car c’est une procédure qui se fait normalement à la frontière du pays dans lequel on entre. On suit quand même l’homme qui nous tend le formulaire officiel pour l’obtention du visa. Il nous mène sur le côté de la route et nous indique une table sous un parasol juste à coté d’un petit kiosque où des gens vendent des liqueurs. Le tout respire les procédures officielles si vous voyez ce que nous voulons dire. On nous explique qu’il faut remplir les documents et que par la suite, un gars part en moto avec une personne, disons Jeff, pour se rendre au consulat du Cambodge pour faire valider les visas. Le touT moyennant la modique sommes de 40 $ américain. Alors Céliane rétorque un peu sèchement : ‘How come 40 USD ? It’s suppose to be 20 $.’ Le gars un peu pris de court commence à dire que nos informations viennent de sources peu fiables, c’est-à-dire le guide de voyage Lonely Planet et il nous sort un dépliant pour touristes tout magané sur lequel il est spécifié que le visa coûte 40$ (ce dépliant parlait d’un autre poste frontière situé dans les îles) Pendant cette petite argumentation, Jeff voit un autre touriste, un gros américain, qui nous dira plus tard « 25$ or 40 $ what’s the difference? It’s only money ! », se faire avoir dans l’arnaque et se faire imposer une ‘’amande’’ de 1000 baths (soit 33 $) pour faire faire ses photos passeport que l’on a pu trouver à Bangkok dans le premier magasin photo pour 3 $. Après avoir vu 2 touristes se faire imposer un amande d’un montant différent et de d’être rappelé qu’il est techniquement impossible d’entrer au Cambodge sans photo, Jeff décide de marcher jusqu’au bureau de l’officier des douanes pour se faire expliquer le tout et ce, peu importe le temps que ça prendra !

Il se rend donc à pied pendant que Céliane et les Estoniens surveillent les sacs. Pendant qu’il n’est pas là, l’homme sort une pièce d’identité sur laquelle est écrit qu’il est agent douanier… La photo est très mal imprimée et la carte respire la fausseté, Céliane lui demande s’il a vraiment 24 ans et le type s’empresse de lui répondre ‘You don’t believe me? Do you belive me?’ et Céliane de le regarder en riant avec les Estoniens qui se disent entre eux combien la carte a l’air fausse…
Jeff est revenu sans info, mais tout le monde était d’accord pour aller au poste frontière de toute façon. Lorsqu’on s’est mis en marche, l’homme est devenu très agressif et il disait à Jean-François que c’était cruel de faire marcher sa blonde au soleil devant Céliane qui éclatait encore une fois de rire… Le pauvre n’était définitivement pas prêt de se faire prendre au sérieux!

On a passé la douane thaïlandaise sans problème. On s’est ensuite retrouvés dans un flou… Autour de nous il y avait plusieurs casinos richement construits devant lesquels mendiaient des petits enfants Cambodgiens. On a ensuite vu une pancarte qui semblait officielle avec un bureau et un guichet derrière lequel se tenait un homme en uniforme. Enfin, on a trouvé l’endroit pour faire faire les visas… On s’est quand même fait donner un prix bien trop élevé et impossible de payer en argent US! À force de s’argumenter, on a fini par faire descendre le prix et à pouvoir payer en dollars. On a même été jusqu’à demander à un policier qui se tenait par là si c’était bel et bien l’endroit pour faire faire les visas pour s’assurer qu’on ne se faisait pas avoir. Le gars nous a offert deux façon de payer (tout en US ou en US et en Bath) qui revenaient à deux prix différents. On a fait le calcul et prix l’option la moins chère, mais bon sang qu’on en avait marre!

Une fois la frontière passée, on se fait offrir des taxis. En fait, on sait qu’il faut prendre un taxi pour se rendre jusqu’à Siem Rep, notre prochaine destination, car il n’y a pas d’autobus. Dans le guide de voyage, ils spécifient qu’il y a une navette gratuite menant jusqu’au terminus d’autobus, on demande à quelqu’un qui nous dit d’embarquer dans un bus. On embarque, mais l’autobus part avec seulement sept personnes à bord (nous, les Estoniens, un français et deux cambodgiens). Céliane trouve ça louche en maudit… On arrive effectivement deux minutes plus tard devant le bureau d’une agence de voyage! Céliane s’est mis à dire aux deux Cambodgiens qui voulaient nous faire descendre là et qui nous disaient d’aller changer de l’argent que ce n’était pas ce qu’on avait demandé et qu’on ne changerait pas d’argent ni ne prendrait aucun taxi avec eux. Un des Cambodgien s’est mis à l’insulter de façon très agressive. Le Français regardait la scène un peu éberlué pendant que le Cambodgien le tirait par la manche pour qu’il descende tout en continuant d’insulter Céliane qui en était rendue à rire de lui tellement il se mettait les pieds dans les plats! On a appris par la suite que le Français avait salement engueulé le Cambodgien qui avait tenté de l’emberlificoter depuis le poste frontière et aurait presque réussi si seulement il ne s’était pas mis à hurler comme un débile… Nous avons donc marché juste un peu avant de trouver un taxi au prix qui nous convenait.

Quatre heures plus tard, nous étions à Siem Rep, enfin! Le chauffeur nous a débarqué au mauvais endroit, espérant que nous prendrions une chambre dans un hôtel qui lui aurait donné une commission… Heureusement, Céliane avait aperçu la guesthouse où nous souhaitions aller sur le chemin et ce n’était pas tellement loin. Nous avons donc débarqué sans dire un mot et avons ramassé nos bagages avant de prendre le chemin de l’endroit où nous avions décidé d’aller. Nous étions épuisés, sans s’en être parlé, nous pensions tous les deux la même chose : re-bienvenue en Inde! Pas seulement à cause des gens qui ne cessent de vouloir vous arnaquer, mais aussi à cause de la pauvreté flagrante du pays. Les enfants qui mendient, la poussière partout, les maisons décrépies…

La différence entre la Thaïlande et le Cambodge est flagrante, dès qu’on met le pied du côté cambodgien de la frontière. C’est presque choquant de voir une si grande différence entre deux pays si près l’un de l’autre. Ce qu’il faut savoir, par contre, c’est que le Cambodge sort à peine de 25 années de guérilla et de guerre civile. Les Khmer Rouge ont commis un génocide dans les années soixante dix et ont été longtemps actifs après avoir été chassés du pouvoir en 1979 par les Vietnamiens. Les Cambodgiens utilisent trois monnaies différentes : le bath, le dollars US et le riel qui ne vaut pratiquement rien (4000 riels pour un dollar). Tout ça pour dire que cette soirée-là, après la journée qui ne nous avait semblé être qu’une interminable série de batailles et d’argumentations, Jean-François se disait tout bas que si c’était pour continuer ainsi, il prendrait le premier bus en direction du Laos!

Wednesday, March 5, 2008

Retour à Bangkok


En arrivant à Bangkok, on en a profité pour visiter un peu, rencontrer un ancien collègue de travail, aller voir un show de blues dans un petit café sympa...



Quelques jours plus tard, pendant que Celiane essayait de rester assise sans bouger et de ne penser à rien dans son centre de méditation Vipassana, Jeff combattait une fois de plus la maladie, essayait de comprendre pourquoi les célébrations du nouvel an chinois avait été annulées et cherchait désespérément un endroit où se tenait des combats de coqs.


À la fin de la semaine, 2 jours avant le retour de Céliane, Jeff a retrouvé Lindon, le Nouveau-Zélandais qui habite en Australie, avec qui nous avions fait un bout de chemin en Inde (voir Pushkar, Agra, Varanasi). La journée où Céliane est arrivée, nous avons décidé de nous payer un petit luxe : une soirée au cinéma !! Nous sommes allés voir le dernier film de Tim Burton au Siam Paragon Cineplex de Bangkok. On peut dire que c’était un cinéma de luxe avec liqueur et pop-corn ‘american size’, sièges en cuir inclinables avec la possibilité d’acheter des billets pour s’asseoir dans des divans deux places (en cuir, toujours). Ce cinéma est situé dans le Siam Paragon shopping mall, un centre d’achats encore plus luxueux que ce qu’on aurait pu imaginer dans lequel on retrouve des magasins de vêtements nommés Louis Vutton, Gucci, Versace et Armani. Il y a aussi des détaillants de matériel électronique tels des systèmes de son Bang et Ofulsen et Mc Intosh (des ensembles stéréo à quelques milliers de dollars). On nous a même dit que dans ce centre commercial on retrouve un concessionnaire Ferrari et Lamborghini. Un centre d’achat encore plus class que les Ailes de la mode à Montréal, quoi!


Deux jours plus tard, nous sommes allés souper avec un Montréalais, Gabriel, que Jeff avait rencontré un peu plus tôt dans la semaine par l’entremise d’un ami de chez nous. Il nous a fait découvrir ce qui serait comparable à une fondue ou une raclette mais version thaï. Nous ne connaissons pas le nom de ce repas, mais on peut vous assurer que c’est vachement bon! Nous étions dans un resto genre terrasse, un endroit où nous n’avons croisé qu’un seul autre « Farang » (terme thaï pour signifier les foreigners ou les étrangers). Le principe est assez simple, vous allez au buffet prendre vos légumes, nouilles et viandes favorites pour ensuite vous concocter le repas de votre choix. On dispose un petit barbecue au charbon entouré d’un petit bassin plein d’eau dans lequel vous pouvez faire cuire vos nouilles et vos légumes. Vous vous assoyez en bonne compagnie, vous commandez quelques bières bien froides (préférablement une Chang ou une Singha, bière locales pas trop moches) et vous profitez de la soirée ! Après ce repas, comme la soirée était bien partie, nous sommes allés nous asseoir à un petit bar bien sympa un peu plus loin dans le quartier. La discussion allait bon train, quelques bières supplémentaires et comme si de rien n’était, les serveurs ont commencé le ménage… on n’a pas vu la soirée passer. Quand on a regardé nos montres, on s’est aperçu qu’il était seulement minuit ! Mais bon, il faut s’y faire, c’est comme ça en Thaïlande lorsqu’on n’est pas dans les endroits pour touristes. Le lendemain matin, on s’est rappelé qu’il y a des choses qui sont universelles, peu importe l’endroit où l’on se trouve sur le globe, l’abus d’alcool vient avec une gueule de bois. Pourtant, nous n’avons bu que 4 bières chacun… c’est à n’y rien comprendre ! (petit détail à spécifier, on pourrait qualifier les bières que l’on retrouve par ici de « grosses bieres »).


Le jour d’après, est venu le temps de se présenter à la station d’autobus. Encore une fois, on dit au revoir à Lindon, que l’on recroisera , si la tendance se maintient, au Laos, mais rien n’est sûr. On a trouvé notre déjeuner au 7 Eleven (chaîne locale de dépanneur comparable à un Couche-Tard) et on a attrapé au passage deux billets direction Poipet : le poste frontalier Cambodgien. On tient à vous spécifier que les stations d’autobus de la Thaïlande sont loin de ressembler à celles de l’Inde et du Népal. Elles sont en réalité plus proches des standards occidentaux. D’ailleurs, rien à redire sur le trajet en autobus sauf que dans une ville un peu moche située au milieu de nulle part, deux autres touristes sont montés à bord. On a appris plus tard qu’ils étaient Estoniens… (c’est la première fois qu’on rencontre des Estoniens! On leur a posé plein de questions sur leur pays, c’était super intéressant. Saviez-vous que le logiciel Skype vient de l’Estonie??) C’était des jumeaux, frère et sœur, avec qui avons fait un bout de chemin.

Népali-nepalididou

Ayant décidé de faire le treck du Langtang, nous avons pris le bus jusqu’à une petite ville pas très connue. Sur notre carte, c’était écrit qu’à partir de là, c’était possible de marcher jusqu’à Dunche, d’où commence habituellement le treck. Selon cette même carte, on en avait pour quelque chose comme 4h30 de marche. Comme on est arrivés vers 11h, on s'est dit qu’on avait le temps de dîner et de partir. On s'est donc tapé un bon dal Bath (riz, soupe claire de lentilles et légumes épicés… Les Népalais mangent ce met deux fois par jour et bouchent les trous en mangeant des momos pour collations) et on a pris la route vers Dunche…

D’abord, la route ne fut pas si facile à trouver. Dans le village, c’était très difficile de se faire comprendre car personne ne parlait un mot d’anglais et notre Népali était assez limité. On a tout de même fini par trouver et on s’est mis à marcher. C’était vraiment une belle balade, parce qu’on passait par de tout petits villages le long d’une rivière. Tout le monde nous disait bonjour et semblait surpris d’apercevoir des étrangers sur le chemin. Après 3 heures de marche, on s’est rendu compte qu’on avait même pas fait la moitié du chemin et les locaux nous disaient que Dunche était encore à plus de 5 heures de marche… Un petit garçon nous a alors conseillé de prendre le bus qui passait devant sa maison de l’autre côté de la rivière. Comme on ne voulait pas se faire prendre par la noirceur au milieu de nulle part, on l’a suivi jusque chez lui. Arrivés là-bas, sa mère nous a dit que le bus était déjà passé et qu’il faudrait attendre au lendemain… On a donc dû marcher jusqu’au village le plus proche pour trouver un endroit où dormir!
On a finalement trouvé une chambre, elle était immense avec un tout petit lit et un divan et un téléphone. Lorsqu’on s’est couchés après avoir englouti un succulent dal bath, le téléphone n’a pas arrêté de sonner. Chaque fois, la vieille Népalaise venait dans notre chambre et se mettait à parler, ou plutôt à hurler au téléphone! Enrubannés dans nos couvertures, on ne pouvait s’empêcher d’avoir des fous rires incontrôlables…

Le lendemain matin, on a finalement pris le bus. Le trajet nous a pris quelque chose comme 6 heures! On n’ose même pas imaginer combien de temps ça aurait pris à marcher. La route était la pire que nous n’ayons jamais empruntée. C’était un chemin de terre, ou plutôt de sable, garnis de milliards de nids de poules immenses, qui serpentait dangereusement et sans garde fou au bord de la montagne. Ce fut interminable, vraiment! Au bout de quelques heures, trois touristes sont descendus du toit et nous avons commencé à bavarder avec eux. C’était trois amis qui s’étaient rencontrés au Népal. Steve venait de Suisse et parlait français, Or venait d’Israël et Jeannette d’Allemagne. Ils nous ont proposé de faire le treck avec eux et on a tout de suite accepté parce qu’ils étaient bien sympatiques, ces joyeux lurons.


Le lendemain, on s’est donc mis en route sur le petit sentier traversant la vallée du Langtang. Cette première journée fut une superbe marche à travers les bois. Les odeurs nous rappelaient les forêts de chez nous à la fin de l’été… On a marhé pendant 6 heures avant d’arriver au Lama Hotel où nous avons pu nous réchauffer autour du poêle à bois qui chauffait la salle commune.

Le deuxième jour, Jean-François s’est mis à faire de la fièvre. Il se sentait tellement faible qu’il pouvait à peine se lever. On a donc laissé nos amis continuer pour prendre un jour de repos. J-F s’est couché sur un lit de la salle commune, à la chaleur du poêle à bois. Le couple de népalais qui s’occupait de la place a bien pris soin de lui. Pendant ce temps, Céliane s’est fait dorer la couenne au soleil au bord de la rivière et a un peu exploré les environs.



Le lendemain matin, Jean-François se sentait un peu mieux et a décidé de faire un bout de chemin. On est donc parti et on a marché lentement, très lentement, vers la prochaine destination. Ça nous a certainement pris le double du temps pour faire le trajet et on s’est arrêté plus tôt que prévu dans un petit village de trois guesthouse pour passer la nuit. J-F ne se sentait toujours un peu faible. C’était la veille du jour de l’an, et comme nous étions dans la saison morte, nous nous sommes retrouvés seuls à boire une eau chaude citron-gingembre, avec Jeff qui était tout faible,avant d’aller se coucher vers 8h30 du soir… Drôle de nouvel an!


Le quatrième jour, nous nous sommes rendu lentement jusqu’à l’étape finale du treck. Le paysage, durant cette journée de marche, était à couper le souffle! Nous longions la rivière turquoise, tout autour de nous s’étendait une plaine presque désertique encerclée de montagnes aux pics enneigés… On se sentait vraiment dans un autre monde. Et dans les villages que nous croisions (il y en avait si peu) les maisons étaient faites de pierres empilées, sans mortier. Les yaks broutaient tranquillement pendant que nous passions à côté de structures de pierres tibétaines.


Nous étions tout de même bien heureux d’arriver au village, J-F était épuisé et nous avons pu rejoindre nos amis. Après une bonne nuit de sommeil, Jean-François se sentait finalement extrêmement mieux et nous avons donc décidé d’accompagner nos copains pour une rando jusqu’au bout de la vallée. C’était encore une fois magnifique!


L’immensité des montagnes qui nous entouraient, l’absence de construction humaine, la nature à l’état pur… Ça vous fait croire en quelque chose de plus grand, il y a une sorte de bonheur, de paix, qui vous emplis l’intérieur… Le matin du sixième jour, nos copains partent, mais nous on reste parce qu’on a envie d’aller grimper au sommet du petit pic qui s’élève à 4500m d’altitude à côté du village. De là-haut, la vue était splendide! En redescendant, comme il était seulement midi, on a décidé de plier bagage et de faire un bout de chemin du retour.



Le dernier jour de marche, nous avons descendu en une journée ce qui nous en avait pris deux à monter. Après 8 heures de descente, nos chevilles et nos genoux protestaient douloureusement et en ont eu pour deux jours à se venger… On est arrivés en bas quelques heures avant nos copains qui avaient décidé de se la couler douce sur le chemin du retour. Le lendemain matin, on a pris le bus tous ensemble vers Katmandu. Après 9 heures de route sur le toit du bus (croyez-le ou non, c’était plus confortable là-haut!) on est tous allés prendre une douche bien méritée (oui oui, on a passé presque 8 jours sans se laver…) et on s’est donné rendez-vous pour souper dans un resto israélien avant d’aller prendre une bière et danser dans un bar presque vide, histoire de célébrer le nouvel an et notre retour du Langtang…

Céliane a offert à J-F son cadeau de fête (elle attendait de trouver quelque chose qui lui plairait vraiment) : le coffret des 18 saisons des Simpson. Comme la vie à Katmandu semble s’éteindre complètement vers 9 heures du soir, ça a occupé un peu nos soirées.


Après quelques jours à Katmandu, on a repris la route avec nos amis pour aller faire une petite escapade à Nagarkot. Après une longue journée d’autobus et une escale à Baktapur, nous avons décidé de nous coucher tôt pour aller voir le lever du soleil le lendemain. À la lueur du soleil levant, nous avons donc marché quelques kilomètres pour se rendre au point de vue d’où la vue sur les Himalaya était magnifique.

Steeve nous a ensuite quitté pour aller rejoindre ses parents qui arrivaient au Népal et pendant que nous avons marché jusqu’à une autre toute petite ville. La randonnée fut bien agréable, passant de village en village. Le lendemain, nous avons repris le bus pour Katmandu. Le lendemain, on est allé visiter un monastère bouddhiste. Une autre très belle journée de marche! Jeannette fut la prochaine à nous quitter. Quant à nous, nous avons décidé de partir pour Sauhara avec Or.


Nous sommes passé par un festival très colorés où on a eu droit à la traditionnelle tikka (point dans le front, mais cette fois avec du riz en extra!), puis nous avons passé une journée à relaxer au bord de la rivière, à regarder les éléphants se faire laver pendant qu’un alligator se faisait dorer la couenne de l’autre côté de la rivière.


De retour à Katmandu, nous avions quelques courses à faire. Trouver des souliers à Céliane fut une expérience assez exaspérante pour elle et plutôt comique pour Jeff. Chaque fois que Céliane entrait dans un magasin et demandait s’ils avaient telle paire de souliers à sa grandeur, les vendeurs sortaient une paire de souliers complètement différente… Si elle leur montrait une paire de puma (imitation bien sûr!) bruns, ils lui sortaient une paire d’adidas faites pour les basketball (vous savez celles avec les coussins d’air ou je ne sais quoi) orange et vert fluo. Une fois, elle est entrée dans une boutique et a demandé s’ils avaient des souliers qui n’étaient pas blanc, le vendeur a alors pris une paire de souliers blancs et lui a mis sous le nez en lui disant : ‘This is a nice color.’ Céliane est sortie sans dire un mot pendant que J-F se tordait de rire!


Le matin de notre départ, lorsque nous sommes allés déjeuner, nous trouvions très étrange que les rues soient presque désertes… Lorsque nous sommes sortis avec nos bagages et que nous nous sommes mis à la recherche d’un taxi, nous avons constaté qu’il n’y avait ni voiture, ni motocyclette dans les rues. C’était une grève pour contester contre la hausse des prix de l’essence! Nous avons donc dû prendre un vélo-rickshaw qui a mis 1h30 pour nous amener à l’aéroport et que nous avons dû aider à pousser pour monter les côtes. À l’aéroport, notre avion a eu 3 heures de retard sans que personne ne nous en informe et nous avons presque failli le rater parce qu’il n’y a eu aucun message pour annoncer que l’avion était finalement arrivé et que l’embarquement avait lieu! Une fois assis dans l’avion, nous avons poussé un grand soupir de soulagement!