
Après une plus ou moins confortable nuit passée dans un bus reliant Paksé à la capitale, Vientiane, nous essayons péniblement de chasser le sommeil, histoire d’être un peu plus éveillés pour notre arrivée, mais en vain. Nous sautons dans le premier ‘pick-up’ en direction du centre-ville. Après une quinzaine de minutes de route, encore à demi endormis, quelqu’un nous fait signe en disant un truc incompréhensible de descendre. Sans poser de question, nous nous exécutons en ne sachant pas trop où nous nous situons. En fait nous descendons au bon endroit, mais cela nous auras pris 5 minutes à figurer notre emplacement sur la carte (bien sûr, c’est la faute de la fatigue si on ne sait pas lire la carte!).
Après s’être retrouvés, nous partons à la recherche d’une guesthouse. Les 3 premiers essais s’avèrent être infructueux. En marchant sur la rue, nous croisons une autre touriste assise au coin d’une rue et nous lui demandons ce qu’elle fait. Elle nous dit simplement qu’elle et son ami on fait toutes les guesthouse du quartier et sans succès. Il faudrait attendre vers midi pour que les gens quittent leurs chambres et après nous aurons sûrement une place de libre. On décide quand même de chercher un peu plus... ce qui s’avère un échec lamentable…
À un certain point on décide de s’installer dans un café (avec des croissant et des baguettes… comme quoi le colonialisme français n’a pas eu que du mauvais!) pour qu’un de nous deux y reste pour guetter les sacs pendant que l’autre, maintenant plus léger de 30 livres, puisse partir plus loin pour sonder le sombre terrain des guesthouses. Jeff, voulant désespérément trouver une chambre le plus rapidement possible, part à la recherche.
Après 1 heure de marche durant laquelle il a réveillé de nombreux propriétaires qui lui on répondu, tantôt frustrés d’avoir été réveillés, tantôt compatissants et sympathisant avec lui, Jeff revient triomphant avec une chambre de réservé ! Bon cela n’aura pas été l’affaire du siècle, 7$ UD pour une chambre double, avec salle de bain et toilette commune, c’est un peu du vol, mais tout de même, nous avions une chambre.
Après s’être installés et être allés déjeuner, on s’est aperçu ce que voulais dire ‘être dans la saison chaude’ en Asie du sud-est (le pire dans tout cela, c’est que nous n’étions pas encore a l’apogée). Nous étions à l’ombre sans rien faire, n’y bouger et nous étions trempés jusqu’aux os. Nous avions beau prendre notre courage à deux mains, rassembler toutes nos énergies et se gonfler de motivation… rien à faire ! Impossible de sortir sans avoir l’impression de cuire vivant ! Nous ne sommes restés que 2 jours à Vientiane. Durant de bref séjour dans la capitale se tenait le festival de la culture française (le Laos est une ancienne colonie France) aux abords d’un fleuve, le Mékong, presque à sec.
Nous y sommes allés, pour constater que le festival étais très petit et que l’on avait l’impression que l’on était dans une soirée de fin de semaine tout à fait normale. N’empêche que nous sommes allés prendre une coupe de Sangria, pas si mauvaise, pour la modique somme de 50 sous chacun.

Par la suite nous sommes allés nous installer à un des ‘restaurants’ ( un ensemble de tables en métal et de chaises de patios en plastiques) qui borde la rive du fleuve pour manger de succulents spare ribes de porc barbecue accompagnés d’une limonade fraîchement pressée. Le lendemain matin, 5h30 AM, nous quittions notre guesthouse pour nous rendre à la station d’autobus pour partir en direction de Phonsavan.
Arrivés au terminal, une fois les billets achetés et en attendant notre depart nous avons dejeuner ‘à la laotienne’ avec une soupe au nouilles et au canard. Il ne faisait pas encore soleil que nous baignons déjà dans notre sueur ! Vivement le nord du Laos qui est situé en altitude et où la température est plus clémente ! Sur le trajet, nous avons fait la connaissance de Médis, un français bien sympathique qui en était a son deuxième voyage au pays des millions d’éléphants (eh oui, c’est le vrai nom du Laos!!).
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