Thursday, February 21, 2008

Une bonne raison de revenir en Inde...

Un peu avant la fin de la foire aux chameaux de Pushkar, nous avons décidé de partir en direction d’Agra; la ville du Taj Mahal ! À Pushkar, la quantité de touristes devenait inversement proportionnel a la quantité de chameaux, car les gens du désert ayant terminé leurs transactions ils avaient bien hâte de rentrer chez eux.

Vers 5h du matin, nous sommes arrivés à Agra. Il faisait assez froid et nous étions à moitié endormis… Mais les chauffeurs de rickshaws, eux, étaient très alertes et nous ont assailli avant même que nous ayons débarqué du bus… Nous avons paisiblement repoussé le troupeau pour aller quérir nos bagages. Décidément, nous commençons à être pas mal plus relaxes malgré l’univers chaotique qui nous entoure!

Nous avons décidé de partager le rickshaw avec Lindon, que nous avions rencontré dans le bus, pour se rendre à l’hôtel. De la terrasse de notre guesthouse, nous avions une vue splendide du Taj Mahal.

Nous ne sommes pas entrer voir l’intérieur (oui, oui, nous en avons un peu honte maintenant, mais ça nous fait tout de même une bonne raison d'avoir à revenir en Inde un de ces quatres!) car le billet était assez coûteux et disons-le, après le Rajasthan, nous étions un peu saturés de temples et de palais… Nous en sommes venus à penser, par après, que cette décision était peut-être basée sur une sorte de prémonition que nous sortirions fauchés de la ville d’Agra… Nous nous sommes tout de même rendus jusque sur la rive opposée du Taj Mahal pour le coucher du soleil. Franchement, c’était vachement impressionnant !



Nous n’avons passé qu’une seule nuit à Agra car mis à part le Taj, qui est d’une splendeur exceptionnelle, la ville est particulièrement inintéressante. Comme pour notre départ de Pushkar, notre départ d’Agra a été toute une aventure. En voici un petit condensé :

Nous sommes allés à la gare de train pour prendre des billets direction Varanasi. Il y avait une liste de d’attente pour la prochaine semaine sur tous les trains... Nous avons même rencontré un Belge qui attendait depuis trois jours et qui venait encore une fois de se faire rabattre le caquet. Bon, ça commençait un peu mal, mais on avait encore plein d’espoir.

Nous avons décidé d’aller voir dans une agence de voyage car nous savons que les trains fonctionnent sur un principe de quotas. Nous ne savons toujours pas ce qui nous a pris d’accepter d’aller voir l’agence conseillée par le chauffeur de rickshaw… S’il y a des gens à qui on sait qu’on ne doit pas faire confiance en Inde, c’est bien les chauffeurs de rickshaw! L’agent nous a vendu des billets de train, à un prix un peu exorbitant, mais bon, au moins on avait un train! Nous devions revenir à l’agence à dix heures le lendemain pour confirmer que nous partions bel et bien sur ce train.

Arrivés à l’hôtel, on s’est mis à trouver ça louche toute cette histoire, puisqu’à la gare tout était bouqué, comment l’agent va-t-il faire pour trouver des places? Nous savons qu’en Inde, tout est corrompu, alors on s’est dit que peut-être que les agents avaient leurs plogues…

Le lendemain, on a plié bagages et on s’est présentés à l’heure prévue à l’agence… toujours pas de confirmation de place. Pendant que Céliane guette les sacs dans la pièce à côté, Lindon et J-F commencent à s’énerver un peu face au mec de l’agence. Ils lui donnent un deadline jusqu’à midi pour avoir les confirmations de place et les billets, sinon on veut être remboursés. S’en suit encore une argumentation… Pendant le 2h que nous avions à attendre, Lindon et J-F en ont profité pour aller à la station d’autobus.

À midi, toujours pas de billets. On s’est donc re-engueulé avec le type de l’agence pour se faire rembourser. Une heure plus tard, les sacs à dos étaient finalement dans l’autobus, nous n’avions plus qu’à attendre le départ.

Deux heures plus tard, le bus est en route pour Varanasi et le changeur est venu nous voir pour qu’on paie nos billets. Surprise! Nos places ne coûtaient plus 355 roupies mais bien 500 roupies. C’est fou comme en Inde le taux d’inflation grimpe rapidement !! Donc, le mec nous a demandé 2000 roupies pour nos trois billets, oui, oui, vous avez bien lu. Ce mec n’est sûrement pas très calé en maths, car par chez nous 3 X 500 = 1500 et non 2000. Nos trois voyageurs, déjà échaudés par leur avant-midi d’argumentation, étaient prêts au combat. Quand nous lui avons demandé poliment : « What’s your Fu**ing problem ?? », il nous a répondu sans scrupule que les 500 roupies d’extra sont pour « A/C tax ». Il nous parlait depuis le début d’un air extrêmement arrogant… Nous avons levé le ton pour qu’il se sente mal à l’aise devant le reste des gens du bus et nous lui avons dit que c’était très mauvais pour son karma de flouer ainsi les gens… Il a laissé tombé les 500 roupies d’extras, mais nous a tout de même chargé 500 roupies par billet. Il ne nous a plus regardé de tout le trajet.

Finalement, nous étions tout de même en route pour Varanasi, la ville du mythique fleuve Gange. Et notre trajet d’autobus s’est déroulé sans tracas. Le seul petit bémol, le trajet qui devait durer entre 12 et 15 heures en dura 20… (avec deux pauses pipi, sans jamais de toilettes pour les filles, évidement!)

2 comments:

Jordan Chénard said...

Pas mal sympa ces mecs... Je vais retenir la leçons et ne pas faire confiance au Rickshaws. :P Ils me semblent être autant digne de confiance que le tenancié d'un Pawn Shop! lol

500 roupies pour de l'air climatisé?? Si l'air coûtait si cher, il y aurait d'avantage de piscines à Montréal! lol

P.S. Ici il fait -25... Ne le prenez pas mal mais mon visage gelé et mais mes doigts insensibilisé vous emmerdes! :P

Stéphanie said...

Vous êtes magnifique devant le Taj...

:)